Après une année 2025 marquée par une forte prudence, les grandes institutions financières et les gérants abordent pour l’instant 2026 avec un appétit renouvelé pour les actifs à risque. Soutenus par des perspectives macroéconomiques plus favorables, une amélioration attendue des bénéfices et des conditions financières encore accommodantes, ils renforcent leurs expositions aux actions et au crédit, tout en restant attentifs aux risques susceptibles de déstabiliser cet équilibre.
Si l’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela ou la possibilité d’une intervention militaire en Iran ont laissé les marchés financiers de marbre en ce début d’année, les derniers échanges entre Donald Trump et les Européens à propos du Groënland semblent les inquiéter davantage. Ainsi, le 20 janvier, les marchés européens ont fini la journée légèrement dans le rouge avec – 0,61 % pour le CAC 40 et – 1,14 % pour le DAX, Pictet Asset Management évoquant à cette occasion un "épisode psychotique". « Chacun y va de son scénario catastrophe », constatait dans une note Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement au sein de la société de gestion. De fait, les rumeurs qui couraient dans le marché allaient de la possibilité de ventes massives de bons du Trésor américains au déclenchement d’une guerre des capitaux… Pour l’instant, toutefois, les investisseurs devraient être capables d’absorber cette nouvelle secousse géopolitique, d'autant que le président américain a finalement reculé le 22 janvier sur les sujets du Groënland et des surtaxes douanières envers l' Europe . « L’administration Trump nous a habitués à des coups d’éclat. A la fin, l’impact est gérable pour les marchés », avançait déjà Christopher Dembik dans sa note.
Il est vrai que malgré un environnement géopolitique très heurté en 2025, cette année fut sans conteste un très bon cru pour les marchés financiers. Les performances ont été positives pour l’ensemble des classes d’actifs à risque, qu’il s’agisse...