Parole d’expert - Edmond de Rothschild Asset Management

« La gestion quantitative permet une prise de décision structurée. »

Publié le 11 septembre 2026 à 15h37

Edmond de Rothschild Asset Management   OPTION FINANCE  Temps de lecture 7 minutes

Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) élargit ses expertises avec une plateforme de gestion quantitative sous la responsabilité de Bruno Taillardat. L’objectif ? Combiner une construction systématique des portefeuilles s’appuyant sur des modèles mathématiques avancés et la supervision de gestionnaires expérimentés afin de naviguer sur des marchés actions de plus en plus complexes.

Quelles raisons ont poussé EdRAM à se doter d’un nouveau pôle de compétence sur la gestion quantitative ?

Cette décision a découlé de plusieurs constats.

Tout d’abord, l’industrie de la gestion d’actifs a fortement changé au cours des dernières années, avec un boom de la gestion passive qui vient concurrencer la gestion active traditionnelle (fonds de stock picking avec une approche fondamentale). Pourtant, cette gestion indicielle embarque de plus en plus de risques, notamment celui lié à la concentration des indices (pour mémoire, les « 7 Magnifiques » représentent 35 % de la capitalisation boursière du S&P 500, et même 45 % en termes de contribution au risque !).

Autre évolution : de plus en plus, les investisseurs ont tendance à repenser la construction de leurs portefeuilles avec, d’un côté, une poche cœur investie sur les actions, dont la tracking error est contenue autour de 2 % et, de l’autre, des investissements satellites à haute valeur ajoutée en termes de rendement et dont la tracking error peut aller jusqu’à 6 %-7 % (avec les fonds thématiques, par exemple).

Enfin, compte tenu du contexte géopolitique et économique, les marchés sont de plus en plus incertains et ils réagissent de plus en plus vite. Même si l’on investit pour le long terme, il faut intégrer ces mouvements à court terme. Cela exige une grande discipline dans la construction des portefeuilles et davantage de dynamisme dans leur gestion.

La gestion quantitative, qui accorde une place centrale à la gestion du risque, permet de répondre à tous ces défis.

Comment l’équipe est-elle structurée ?

J’assume la responsabilité de cette équipe, qui compte quatre gérants quantitatifs très expérimentés aux profils complémentaires et qui sont animés par un état d’esprit entrepreneurial. Nous sommes en effet partis d’une page blanche pour construire cette nouvelle plateforme intégrée à l’écosystème d’EdRAM. Cela a été une occasion unique pour moi, qui totalise vingt-huit années d’expérience dans la gestion quantitative, de contribuer au développement d’une nouvelle expertise dans ce domaine. Concrètement, notre équipe a pour mission de développer de nouveaux outils, des processus de gestion et des produits en prenant le meilleur de tout ce que nous avons mis en œuvre tout au long de nos carrières respectives.

Quelle vision de la gestion quantitative avez-vous voulu mettre en œuvre ?

Nous sommes convaincus que le recours à la gestion quantitative permet une prise de décision objective et structurée. Néanmoins, la supervision humaine reste indispensable, car les modèles peuvent accuser du retard par rapport aux évolutions soudaines du marché, sous-estimer certains critères de risque qui émergent, etc.

Comment cela se matérialise-t-il dans la gestion ? Les algorithmes génèrent plusieurs portefeuilles candidats, avec des caractéristiques d’exposition à un ensemble de facteurs et des niveaux de risque très proches les uns des autres. Ce sont au final les gérants qui choisissent le portefeuille qui leur paraît le plus optimal parmi ces différents candidats.

Par ailleurs, les gérants sont chargés de vérifier si le portefeuille détenu est toujours proche du portefeuille cible construit chaque semaine par la machine, et ils n’hésitent pas à le réajuster sans délai si la divergence est trop marquée (par exemple, en raison de la survenance d’un événement de marché extrême que les modèles n’ont pas pu intégrer). Notre approche est donc quantitative, systématique et résolument active.

Y a-t-il des points différenciants dans votre processus de gestion ?

De manière générale, notre but est d’apporter pour chaque stratégie proposée les dernières innovations disponibles afin d’offrir les meilleures espérances de rendement, ce qui passe notamment par une gestion de portefeuilles plus dynamique.

Ainsi, dans le cadre de nos stratégies « core », qui reposent sur une approche multi-facteurs (valeur, qualité, momentum, etc.), nous mettons en place des techniques de machine learning afin d’identifier au mieux les critères de sélection les plus pertinents au sein de chaque facteur.

La démarche est identique pour nos stratégies défensives (également appelées « minimum variance » ou « low volatility »). Dans certaines situations où les marchés sont très concentrés, les titres à très faible bêta ciblés dans ce type de gestion peuvent présenter une espérance de rendement trop faible par rapport au reste du marché et à leur propre historique.

Nous avons donc ajusté notre méthode pour tenir compte de cette dérive potentielle dans notre construction du risque, et donc notre sélection de valeurs.

Quelles sont vos ambitions sur ce segment de marché ?

La gamme Quartz compte à ce jour trois stratégies actions. Tout d’abord, deux solutions cœur de portefeuille avec un profil de risque limité (l’objectif de tracking error est de l’ordre de 1,5 %-2 %), qui sont complémentaires par rapport aux autres stratégies actions maison caractérisées par une haute espérance de valeur ajoutée pour un risque relatif élevé. Il s’agit d’EdR Fund Quartz Core EMU Equity et d’EdR Fund Quartz Core US Equity. Nous proposons également un fonds défensif, EdR Fund Quartz Defensive Global Equity.

Deux autres stratégies actions devraient être lancées d’ici à la fin de l’année, l’une cœur de portefeuille sur les marchés émergents et l’autre sur la transition climatique, qui permettra de conjuguer des objectifs en termes de risque, de rendement et de durabilité.

Principaux risques d’investissement

L’indicateur de risque des parts A et I des fonds présentés est noté en catégorie 4. L’indicateur de risque note sur une échelle de 1 à 7 ces OPC. Cet indicateur permet d’apprécier le niveau de risque du produit par rapport à d’autres OPC, et la mention d’une catégorie 1 ne signifie pas que l’investissement est dépourvu de risque. Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs (veuillez vous référer au prospectus pour obtenir la liste exhaustive des risques) :

- risque de perte en capital ;

- risque actions ;

- risque lié aux modèles quantitatifs ;

- risque lié aux produits dérivés ;

- risque de change.

Avertissement

Edmond de Rothschild Fund Quartz Core EMU Equity est un compartiment de la SICAV luxembourgeoise Edmond de Rothschild Fund, agréée par la CSSF et dont la commercialisation est autorisée en Autriche, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en France, en Suisse, en Italie, au Portugal, au Luxembourg et en Irlande.

Edmond de Rothschild Fund Quartz Core US Equity est un compartiment d’une SICAV de droit luxembourgeois agréée par la CSSF et dont la commercialisation est autorisée en Autriche, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en France, en Suisse, en Italie, au Portugal, au Luxembourg et en Irlande.

Edmond de Rothschild Fund Quartz Defensive Global Equity est un compartiment de la SICAV luxembourgeoise agréée par la CSSF et dont la commercialisation est autorisée en Autriche, en Belgique, en Allemagne, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, au Portugal, en Suède, en Suisse, au Luxembourg et en Irlande.

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