Portés par un contexte de marché favorable et une recherche accrue de visibilité et de rendement, les club deals immobiliers séduisent. De plus en plus accessibles, ils gagnent même du terrain auprès d’une clientèle plus large. Mais derrière leur montée en puissance, une analyse rigoureuse des risques s’impose.
Longtemps réservés à un cercle restreint d’investisseurs avertis, les club deals immobiliers suscitent aujourd’hui un intérêt croissant. Ces opérations consistent à regrouper un nombre limité d’investisseurs pour financer une opération immobilière de courte durée. Le modèle évolue pour s’adapter au contexte de marché et aux attentes des épargnants en quête de solutions différenciantes. « Nous assistons à une forme d’effervescence liée au fait que ce marché se démocratise, explique Christophe Nadal, PDG de Mimco. Il y a vingt ans, les club deals étaient réservés à un club d’investisseurs qui se connaissaient et se regroupaient pour investir ensemble. Ensuite, les sociétés de gestion sont venues professionnaliser le modèle et l’industrialiser. Enfin, l’arrivée du digital a accéléré la démocratisation de ces opérations auprès de la clientèle retail. »
Le club deal se distingue par la visibilité qu’il offre : investissement ciblé et horizon de deux à quatre ans. « Contrairement à un fonds d’investissement, où un excès de collecte peut conduire à acheter des biens de moindre qualité, dans un club deal, c’est l’opération qui dirige l’appel de fonds, ce qui est très sain », estime Christophe Nadal. Les investisseurs, de leur côté, misent sur un business plan précis. « Cela correspond à leur envie de savoir précisément où ils placent leur argent », considère Thibault Weston Smith, cofondateur de Crayon Partners.
«Il est plus facile de se montrer réactif avec un petit groupe d’investisseurs dont on connaît bien les attentes.»
Le value-add plébiscité
Deux stratégies dominent. La première, patrimoniale, vise des revenus...