Malgré une décollecte sur le marché français des fonds UCITS depuis le début de l'année, plusieurs sociétés de gestion ont réussi à tirer leur épingle du jeu et prolonger les succès de 2025. Avec à la clé, des performances distinctives, des positionnements pertinents et des efforts d’animation des réseaux.
Dans la gestion d’actifs, la collecte est le nerf de la guerre. En 2025, une soixantaine de fonds ont collecté ensemble l’équivalent du total des souscriptions nettes enregistrées en France sur l’année (33 Md€ hors monétaires). Les milliers d’autres fonds affichaient collectivement un solde nul. Cette concentration du succès s’est accentuée après le déclenchement de la 3e Guerre du Golfe, avec le retournement des flux de souscriptions. A peine une cinquantaine de fonds ont collecté plus de 100 M€ chacun, et ils n’étaient guère plus d’une centaine à encaisser plus de 50 M€ au premier trimestre 2026 selon la base de données Broadridge des ventes des fonds UCITS en France.
Percer commercialement dans la gestion d’actifs en France est d’autant plus un défi que la concurrence y est rude : plus de 670 sociétés de gestion se battent autour de plus de 1000 Md€ d’encours répartis entre 2750 OPCVM (Ucits hors FIA), selon le dernier panorama de l’Association Française de Gestion. Pour attirer les souscriptions dans un paysage aussi compétitif, il n’y a pas qu’une seule recette. Il faut d’abord une bonne performance, mais aussi travailler son positionnement, son référencement et investir dans l’animation des réseaux. Car certaines sociétés de gestion ont de bons produits sans parvenir à collecter.
La domination de R-Co Valor
Le fonds le plus souscrit depuis l’an dernier reste R-Co Valor, produit flexible multiactifs de Rothschild & Co, avec 2,6 Md€ de souscriptions nettes en 2025 avant de drainer 1 Md€ de plus au...