Décomplexé par la nouvelle administration, le mouvement anti-ESG s’est intensifié outre-Atlantique, forçant les asset managers américains à reculer ou, a minima, à se faire discrets en matière de finance durable. Un vide que les gérants européens aimeraient combler. Mais certains ajustements dans leur approche extra-financière pourraient s’avérer nécessaires.
Points clés :
- Plusieurs décisions récentes de la SEC rendent de plus en plus difficile la gestion ESG pour les acteurs américains.
- Les asset managers européens ont commencé à récupérer des mandats institutionnels grâce à la constance de leur approche durable.
- Ils semblent toutefois prêts à lâcher du lest sur la masse de données nécessaire à leurs analyses.
Depuis trois ans, sous l’effet de la guerre en Ukraine, de la hausse des taux et de la montée des populismes, la finance durable n’évoluait déjà plus avec le vent dans le dos. Mais avec l’élection de...