Les faillites d’entreprises financées par le capital-risque dépassent pour la première fois les sorties classiques (vente, introduction en Bourse…) avec 54 % des sorties de portefeuilles dues à des faillites en Europe et 51 % aux Etats-Unis, selon une étude réalisée par Interpath. D’après le cabinet de conseil, cette situation inédite trouve son origine dans les volumes importants investis en 2020 et 2021 à des niveaux de valorisation élevés. Depuis, le contexte économique est moins porteur, entraînant un déséquilibre entre la volonté des entreprises de procéder à une nouvelle levée de fonds ou à une cession et la capacité du marché à fournir les liquidités nécessaires. Un cercle vicieux s’est donc installé : la baisse des sorties ne permet pas de dégager les fonds nécessaires aux levées de fonds et aux nouveaux investissements. Les opérations réalisées entre fonds de capital-risque ont ainsi chuté de 45 % aux Etats-Unis et de 49 % en Europe en 2025.
Cette situation n’est pas compensée par les introductions en Bourse qui restent réservées aux entreprises les plus solides, c’est-à-dire matures et performantes. L’étude souligne également des disparités entre les Etats-Unis qui disposent d’un marché plus actif avec des industriels et un accès plus fluide aux marchés boursiers, et l’Europe plus dépendante du private equity et des transactions secondaires.