En 2025, les sociétés du SBF 120 ont versé en moyenne 6 010 euros par salarié dans le cadre des primes collectives (intéressement, participation et abondement), selon le baromètre annuel du partage du profit réalisé par le groupe Eres, spécialiste de l’épargne salariale. Ce montant, en hausse de 2 % sur un an, représente 1,5 mois de salaire. La progression des primes versées est essentiellement portée par une forte hausse des montants d’abondement (+22 %). En ajoutant les dividendes distribués aux salariés actionnaires, les sociétés du SBF 120 ont versé près de 7,4 milliards d’euros à leurs employés.
Dans le détail, certains secteurs sont plus généreux, à l’instar du secteur pétrolier, où les salariés ont bénéficié en moyenne de 13 000 euros de prime. De plus, si 17 % des entreprises du SBF 120 versent moins de 1 000 euros par salarié, 20 % ont versé plus de 10 000 euros, et la prime la plus élevée a atteint 31 593 euros. Selon l’indice EquiProfit créé par Eres, les entreprises du SBF 120 ont redistribué en moyenne 7 % de leur résultat net à leurs salariés en 2025, avec des écarts qui varient de 2 % à 13 % selon les secteurs. En outre, la RSE s’impose désormais comme un sujet incontournable : 95 % des entreprises du SBF 120 incluent désormais un critère RSE dans le déclenchement des primes d’intéressement, contre 80 % en 2024, la réduction des gaz à effet de serre et les taux d’accidents du travail étant les critères les plus fréquemment mentionnés.