ISR

ESG

Les investisseurs veulent faire entendre leur voix d’actionnaire

Option Finance - 4 mars 2019 - Séverine Leboucher

ESG, Investisseur

Les investisseurs veulent faire entendre leur voix d’actionnaire

Investisseurs institutionnels comme sociétés de gestion votent de plus en plus systématiquement aux assemblées générales des entreprises qu’ils ont en portefeuille. Mais la faible représentation des sujets ESG à l’ordre du jour de ces AG complique leur action d’investisseurs responsables. Ils préfèrent instaurer un dialogue avec les entreprises, plus discret et de plus long terme.

Le mois prochain s’ouvrira la saison des assemblées générales (AG). L’occasion pour les actionnaires de faire entendre leur voix, ce que les investisseurs institutionnels et les asset managers font de plus en plus dans une démarche dite «d’engagement actionnarial». Une étude de l’AMF montre ainsi qu’en 2017, les sociétés de gestion françaises avaient exercé leurs droits de vote pour 73 % des actions cotées qu’elles avaient en portefeuille. Est-ce pour autant l’occasion, pour ces investisseurs de plus en plus nombreux à se présenter comme «responsables», de peser auprès du management de l’entreprise pour une meilleure prise en compte des aspects environnementaux et sociaux ? Pas si sûr.

Matt Christensen, directeur de l’investissement responsable, Axa IM
Axa IM

«En 2018, nous avons voté aux assemblées générales de plus de 5 900 entreprises, soit 97 % de notre portefeuille, mais encore trop peu de résolutions portaient sur les risques et les opportunités en matière d’ESG (environnement, social et gouvernance)», regrette Matt Christensen, directeur de l’investissement responsable chez Axa IM. Les ordres du jour des assemblées générales sont ainsi dominés par des questions renvoyant à la création ou à la destruction directe de valeur pour l’actionnaire : composition du conseil d’administration, rémunération des dirigeants, opérations sur le capital…

Des résolutions difficiles à déposer

Les actionnaires ont bien été amenés à voter sur quelques résolutions dépassant ce cadre, mais ces cas concernaient principalement des entreprises anglo-saxonnes. L’exemple emblématique est celui d’une...

La suite de cet article est réservée aux abonnés

Vous avez déjà un compte

Pour lire la suite de cet article, connectez-vous à votre compte

Mot de passe oublié

En cas de problème avec votre compte abonné, merci de contacter abonnement(at)optionfinance.fr

Pas encore abonné ?

Découvrez toutes nos offres d'abonnement et accédez à nos articles et dossiers en ligne.

S'abonner