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Les obligations durables, un marché extensif

Option Finance - 16 juillet 2021 - Séverine Leboucher

Obligations

Après un coup de frein début 2020, les émissions de green bonds sont reparties à la hausse et continuent d’enchaîner les records. Cet essor est complété par celui des obligations sociales, qui ont fortement progressé dans le contexte de la crise sanitaire. Mais le marché des obligations durables comprend aussi de nouveaux instruments, axés sur la transition environnementale des acteurs les plus polluants. Leur développement tend à diviser les investisseurs.

La crise sanitaire n’a pas freiné le développement du marché des obligations durables, au contraire. « Après un début d’année difficile en 2020, marqué par de faibles volumes d’émissions, le marché des green bonds s’est repris dès le printemps : sur l’année, ce sont 300 milliards de dollars d’obligations vertes qui ont été émis », indique Julien Bras, gérant de portefeuille taux ISR chez Allianz Global Investors. Si la croissance du marché a un peu fléchi en 2020, ce niveau d’émissions constitue tout de même un nouveau record pour cette classe d’actifs. La dynamique reste en outre très positive en 2021. « Depuis le début d’année, les émissions ont atteint 170 milliards de dollars, ce qui a permis au marché des green bonds de dépasser 800 milliards de dollars d’encours en 2021, et devrait lui permettre d’atteindre le seuil de 1 000 milliards d’ici la fin d’année », anticipe Johann Plé, gérant obligataire chez AXA IM.

Pour financer son plan de relance, l’Europe a prévu de lever 30 % de ses besoins sous forme de green bonds, soit 30 à 50 milliards d’euros par an.

Une offre très dynamique

Le succès de cet instrument auprès des émetteurs pousse en effet les gérants à l’optimisme. « 90 nouveaux émetteurs sont arrivés sur le marché en 2021 et ils étaient déjà une centaine l’an dernier », poursuit Johann Plé. Ces derniers mois, des obligations vertes ont été émises pour la première fois par des entreprises du secteur automobile (Daimler, Volvo, Volkswagen), notamment pour financer l’électrification de leur gamme, ou encore de la chimie (BASF, Arkema, LG Chem), pour accompagner le développement d’une filière qui n’utilise plus le pétrole comme produit de...

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