Stratégie

Gestion d'actifs

Où en sont les bonus ?

Option Finance - 7 avril 2014 - Audrey Spy

Société de gestion, Recrutement, Rémunération

Après avoir stagné l’an passé, les rémunérations variables des professionnels de la gestion d’actifs sont légèrement reparties à la hausse cette année. Une tendance qui doit néanmoins se confirmer à long terme compte tenu des évolutions réglementaires.

Si les bonus versés aux traders new-yorkais ont grimpé de 15 % cette année, pour atteindre en moyenne 164 530 dollars, – soit le plus haut niveau depuis 2008 selon le bureau du contrôleur général de l’Etat de New York –, les autres professionnels de la finance sont loin d’avoir retrouvé leur niveau de rémunération variable d’avant-crise. Même les gérants d’actifs américains seraient dans cette situation alors qu’ils auraient tout de même obtenu, depuis deux ans, une hausse comprise entre 10 et 15 %, selon les données publiées par le cabinet de recrutement Johnson Associates.

Néanmoins, ils peuvent s’estimer largement mieux récompensés que les gestionnaires européens et même français qui accusent un retard encore plus important. «L’année 2013 sera moins mauvaise que 2012 car les bonus des gérants français progressent entre 5 et 10 %, mais en valeur relative cette hausse est loin de rattraper les années précédentes de gel ou de baisse», précise Romain Boisnard, associé chez Tillerman. Une tendance partagée par d’autres chasseurs de têtes. «Alors que les bonus versés en 2013 étaient globalement stables, voire légèrement en retrait par rapport à 2012, nous constatons cette année une légère augmentation», confirme Raphaël Czuwak, associé chez Egon Zehnder.

Philippe Perriot, consultant senior, spécialiste des services financiers, Towers Watson
Philippe Perriot

Cette progression, certes assez faible, reflète néanmoins une amélioration de la conjoncture sur les marchés l’an passé. «La gestion d’actifs s’est globalement mieux portée en 2013 qu’en 2012 tant en termes de performance que de collecte, ce qui a mécaniquement un effet sur les bonus, même si celui-ci est resté limité», constate Philippe Perriot, consultant senior, spécialiste des services financiers chez Towers Watson.

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