Stratégie

Stratégie d'investissement

Smart beta : des offres de plus en plus sophistiquées

Option Finance - 16 novembre 2015 - Audrey Spy

Smart beta

Encore peu répandus dans l’industrie des fonds indiciels cotés il y a quelques années, les ETF smart beta gagnent désormais en maturité. L’offre disponible s’enrichit, mais devient également plus complexe. Les investisseurs doivent donc se montrer plus vigilants dans la sélection des fonds.

Felix Goltz, responsable de la recherche appliquée, Edhec Risk Institute
Edhec Risk Institute

Le succès des ETF dits «smart beta» ne se dément pas en 2015. Selon ETF GI, 19 nouveaux acteurs – dont Goldman Sachs AM – ont grossi les rangs des fournisseurs de fonds indiciels cotés aux Etats-Unis sur les neuf premiers mois de l’année et la moitié des fonds qu’ils ont lancés s’inscrivent dans la thématique du smart beta ! Cette dernière, appelée aussi «strategic beta» ou encore «advanced beta», vise à répliquer des indices qui ne sont pas construits à partir de la capitalisation boursière – comme les ETF traditionnels –, mais sur d’autres critères. Une approche innovante qui intéresse de plus en plus d’investisseurs. Elle a représenté en effet 15 % de la collecte mondiale sur les ETF depuis le début de l’année et 8 % en Europe, soit respectivement 61 et 5 milliards de dollars. Au total, selon Morningstar, les encours du strategic beta ont atteint 32 milliards de dollars à fin juin en Europe. «Le smart beta représente déjà entre 3 et 5 % des encours sur le marché des ETF, précise Felix Goltz, responsable de la recherche appliquée au sein de l’Edhec Risk Institute. Il s’agit d’une part non négligeable, compte tenu de l’offre très récente des produits smart beta puisque ces derniers n’existaient pas en Europe il y a moins de dix ans.» Certes, le poids de cette thématique reste encore faible, mais elle ne cesse de progresser car les encours ont été multipliés par 6 en cinq ans. «Le smart beta enregistre la plus forte croissance sur le marché mondial des ETF puisque chaque année sa progression est à deux chiffres», indique Thibaud de Cherisey, directeur du développement des ETF en Europe d’Invesco PowerShares.

La suite de cet article est réservée aux abonnés

Vous avez déjà un compte

Pour lire la suite de cet article, connectez-vous à votre compte

Mot de passe oublié

En cas de problème avec votre compte abonné, merci de contacter abonnement(at)optionfinance.fr

Pas encore abonné ?

Découvrez toutes nos offres d'abonnement et accédez à nos articles et dossiers en ligne.

S'abonner