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Vague de fusions attendue chez les asset managers

Publié le 26 avril 2024 à 8h30

Sonia Ramond-Mignon   OPTION FINANCE  Temps de lecture 19 minutes

Le secteur doit faire face à une pression sur ses marges sans précédent. Pour croître dans les segments les plus rémunérateurs, comme les actifs privés, de nombreux gestionnaires se lancent dans une course aux acquisitions. D’ores et déjà très active, 2024 est annoncée comme « l’année de la consolidation ».

Points clés

  • La fin des taux d’intérêt à zéro pénalise la croissance naturelle des encours.
  • L’inflation des coûts liés à la réglementation et aux exigences de transparence accentue la pression sur les marges
  • Seuls les gestionnaires présents sur des niches peuvent envisager de se développer seuls.

Si la question des M&A n’est pas nouvelle dans l’industrie de l’asset management, une certaine effervescence s’est récemment installée. Pas une semaine ne passe sans l’annonce d’un partenariat ou d’une acquisition impliquant un gérant d’actifs de premier plan. En l’espace de deux mois, Amundi a ainsi annoncé le rachat d’Alpha Associates, spécialiste helvétique de la dette privée, pour 350 millions d’euros, puis son intention de fusionner ses activités américaines avec Victory Capital pour former un nouvel ensemble de 280 milliards de dollars d’encours sous gestion.

Le sujet de la croissance externe est revenu avec acuité dans des marchés financiers marqués par la fin d’une ère : celle des taux d’intérêt négatifs, qui aura soutenu les marchés d’actions pendant près de quinze ans et, de ce fait, la croissance des encours des gestionnaires de façon quasi automatique. Depuis plusieurs mois, ces derniers sont contraints de repenser leur stratégie pour maintenir leur profitabilité. Car au contexte de marchés s’ajoute un certain nombre de vents contraires pas près de faiblir. « L’inflation réglementaire, entre MiFID et l’ESG, prend de plus en plus d’ampleur, analyse Jean-Denis Bachot, directeur France de Fidelity International. Les exigences en matière de transparence et de reporting ont atteint un niveau qui nécessite de mobiliser des ressources considérables pour pouvoir correctement parer aux différents risques, réputationnel notamment. Ce contexte fait que de nombreuses petites structures voient leur point d’équilibre s’éloigner. »

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