En France, le taux d’absentéisme progresse dans le secteur privé : depuis l’année 2019, la hausse des arrêts de travail s’établit à + 40 %. Une augmentation consécutive à la crise sanitaire, mais pas seulement. Pour faire baisser le taux d’absentéisme, les entreprises initient différentes stratégies, dont les effets et la mesure sont à la main des directions financières.
Depuis une dizaine d’années, en France, le taux d’absentéisme dans les entreprises du secteur privé est orienté à la hausse. Cette hausse est particulièrement sensible sur les deux dernières années : selon le Baromètre Absentéisme de wtw (ex-Willis Towers Watson), le taux d’absence a bondi de 9 % entre 2020 et 2022. Depuis l’année 2019, la progression s’établit à 40 %. Parmi les tendances observées : l’absentéisme touche désormais de nouvelles catégories de personnel, notamment les cadres. Il atteint également de nouveaux secteurs, à l’instar des SSII, de la finance et de l’assurance ; des secteurs qui, jusqu’alors, semblaient épargnés. Autre constat, l’explosion de la prévalence et de la fréquence. « Les absences sont désormais plus courtes et plus fréquentes, tandis qu’il y a quelques années, nous observions principalement des absences de longue durée », observe Clémence Beun, manager du service prévention, assurance de personnes chez wtw en France.
Une démotivation et une perte de repères
Parmi les causes de ces absences plus nombreuses : un effet Covid, encore particulièrement à l’œuvre au cours de l’année 2022. « 2022 a été clairement marquée par une augmentation des arrêts allant de quatre à sept jours liés à la Covid-19, explique Sidonie Tulars, consultante senior, pilotage et reporting RH, Ayming. Les chiffres pour l’année 2023 indiqueront si la tendance continue de s’orienter à la hausse. » Selon le baromètre wtw, entre 2021 et 2022, l’absentéisme bondit de 14 %, tandis que le télétravail ne semble pas avoir...