Après un bon début d’année 2020, le groupe Acorus, spécialisé dans la rénovation et l’entretien d’actifs immobiliers, a réussi à préserver sa trésorerie malgré un arrêt quasi total de son activité pendant le confinement. Pour cela, il a eu recours à différents dispositifs publics et à des reports de charge. Il a également revu certains outils informatiques afin notamment d’améliorer ses prévisions de trésorerie. Le groupe espère désormais que la reprise d’activité observée depuis le mois de juin va perdurer.
Comment la crise a-t-elle affecté votre activité ?
Nous sommes spécialisés dans la rénovation et l’entretien d’actifs immobiliers en milieu occupé, 70 % de nos clients étant des bailleurs sociaux. Nous travaillons aussi avec les secteurs des assureurs, des institutionnels, des chaînes hôtelières, de la santé, des collectivités, des syndics de copropriété, etc. Le 16 mars, notre activité s’est quasiment arrêtée d’un coup ; tous les chantiers ont été stoppés. Jusqu’à fin avril, seule notre activité de dépannage a été maintenue. Pendant cette période, nous étions à 15 % de notre activité normale. A partir de fin avril, une dizaine de chantiers ont repris, suivis par d’autres progressivement, ce qui nous a permis d’atteindre fin mai 80 % de notre activité normale. Nous espérons retrouver notre niveau habituel sur le mois de juillet. Cependant, la reprise se fait différemment d’un secteur à un autre : l’activité hôtellerie redémarre plus lentement, avec plusieurs commandes annulées.
Avez-vous eu recours à des dispositifs publics ? Avez-vous à ce titre rencontré des difficultés ?
Oui, nous avons d’abord eu recours à de l’activité partielle, essentiellement pour les opérationnels : 40 % de nos effectifs ont été mis en chômage partiel du 16 au 31 mars, puis ce pourcentage est passé à 60 % au mois d’avril, et à 20 % en mai. Nous n’avons désormais quasiment plus aucun salarié sous ce régime. Sa mise en place a été globalement simple, mais nous avons néanmoins rencontré quelques difficultés, notamment pour nous adapter aux changements législatifs (évolution des congés pour garde d’enfant en chômage partiel par exemple) et pour effectuer nos demandes d’indemnisation (nos salariés travaillent sous un régime de 39h et le portail de l’Urssaf n’était pas adapté pour ce cas de figure).