Les grands gestionnaires d’actifs cherchent depuis quelques années à développer des fonds dont l’objectif est de générer une performance financière tout en apportant des solutions aux enjeux sociaux et environnementaux. Pour étudier les entreprises dans lesquelles investir, ils embauchent des analystes d’impact, dont les compétences doivent être plus complètes que celles d’un analyste ESG.
Répondre aux grands enjeux de la planète et de la société via ses investissements, c’est ce que propose la finance dite «à impact». Plus de 500 milliards de dollars seraient gérés selon ce principe à travers le monde, selon le GIIN, le réseau international de l’impact investing. Mais pour déterminer quels investissements répondent à ce critère d’impact, les gestionnaires d’actifs ont besoin de compétences bien spécifiques : celle d’un analyste d’impact. «C’est un métier nouveau qui est en train d’apparaître, confirme Caroline Renoux, fondatrice du cabinet de recrutement Birdeo, spécialisé dans le développement durable. Il y a dix ans, il existait quelques pionniers parmi les professionnels de la finance, des personnes qui par conviction ont défriché le sujet. Mais, depuis 2019, on note une vraie accélération et ce n’est que le début.» La crise sanitaire et les enjeux extra-financiers qu’elle a mis en lumière ne devraient en effet que renforcer cet attrait pour les produits financiers «qui donnent du sens».
Un périmètre qui s’élargit
Si, au départ, les postes d’analystes d’impact se trouvaient essentiellement chez des spécialistes de l’impact investing, à savoir des fonds de private equity très centrés sur l’économie sociale et solidaire, le champ est en train de rapidement s’élargir. Les gérants d’actifs les plus traditionnels y font désormais appel. Ainsi, Axa Investment Managers s’est doté l’an dernier d’une équipe d’analystes d’impact pour sa plateforme d’investissement en actions Framlington. Chez...