Alors que les contrôleurs financiers sont dispersés dans les différents chantiers, Bouygues Construction a cherché à renforcer leur sentiment d’appartenance à la filière contrôle de gestion. Plusieurs initiatives ont été mises en place à cet effet, allant de la mise en place d’un système de parrainage à une offre de formation très développée.
Comment créer un sentiment d’appartenance à la filière finance chez 1 500 contrôleurs financiers isolés, placés sous le management de chefs de chantier et dont la carrière dépend de l’évaluation de ces derniers ? C’est l’enjeu auquel a dû répondre Pierre Skorochod, directeur du contrôle de gestion et de la comptabilité de Bouygues Construction (11,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013), et son équipe, afin d’améliorer l’efficacité de sa filière. En effet, l’objectif final n’est rien de moins que d’améliorer, voire garantir, la rentabilité de chaque chantier et, in fine, celle de cette branche du groupe.«Les contrôleurs financiers ont un devoir d’alerte et de contrôle qui nécessite de prendre un peu de distance par rapport aux opérationnels, quand bien même ils dépendent d’eux hiérarchiquement, explique ce dernier. Même si ce sont des business partners, nous avons développé une série de mesures afin de leur rappeler qu’ils sont avant tout les gardiens du temple !» Car bien que ce soit leur supérieur hiérarchique qui mène les entretiens annuels, leur vie professionnelle dépend surtout de la filière contrôle de gestion. «Je consacre plus du tiers de mon temps de travail à animer la filière dans ce but», témoigne Pierre Skorochod.
Des référents financiers pour contrebalancer le pouvoir des chefs de chantier
La première étape de ce programme a d’abord consisté à mettre en place un système élaboré pour contrebalancer le pouvoir des chefs de chantier sur la carrière de leur contrôleur financier. Un réseau pyramidal de 150 référents financiers a...