Si l’environnement macroéconomique reste globalement porteur pour les entreprises, la visibilité sur les perspectives d’activité s’en trouve néanmoins réduite par rapport à la même période de l’an dernier, en raison notamment du regain de tensions protectionnistes dans le monde. Cette situation n’empêche toutefois pas les responsables financiers de se montrer confiants, leur projet de budget pour 2019 laissant la part belle aux investissements.
- Marc Rolland, directeur financier, Sodexo
- Philippe Garin, directeur financier, Korian
- Jean-Sébastien Leoni, directeur général adjoint finances, NGE
- Sylvain Béchet, directeur financier, GL Event
- Philippe Gautier, directeur financier, SMCP
- Nicolas Dutreuil, directeur financier, Gecina
- Catherine Mallet, membre du directoire finance & communication, Actia
- Marc Jacobs, directeur administratif, financier et ressources humaines et Wouaïd Nouri, directeur du contrôle de gestion et de la planification stratégique, Groupe Armor
- Guillaume Demulier, directeur financier, Roche Bobois
- Stanislas Piot, directeur financier, Balyo
Depuis quelques semaines, le processus budgétaire bat son plein au sein des entreprises. Après un exercice 2018 qui s’annonce positif pour la plupart d’entre elles sur le plan des résultats, la confiance semble de mise. Alors qu’Option Finance a interrogé dix directeurs financiers évoluant dans des groupes de tailles et de secteurs variés, les premières hypothèses retenues pour leur budget 2019 mettent en effet l’accent sur la croissance des investissements, notamment en recherche et développement ainsi qu’en capex. Aussi optimistes soient-ils, les responsables n’en restent pas moins vigilants. «Les incertitudes sont aujourd’hui plus nombreuses qu’il y a un an à la même époque, informe Ana Boata, économiste chez Euler Hermes. 2017 avait, il faut dire, constitué une année exceptionnelle, avec un commerce mondial en bonne santé et un alignement parfait des diverses zones géographiques en matière de croissance. Hormis les Etats-Unis, dont l’économie continue d’accélérer, nous observons désormais un ralentissement partout ailleurs, qui devrait se confirmer en 2019.»
Dans ce contexte, deux principaux risques suscitent la vigilance des directeurs financiers. Le premier concerne le Brexit, plus précisément les conséquences d’une sortie du Royaume-Uni de l’espace communautaire sans accord. Selon Coface, un tel scénario pourrait faire perdre 0,4 point de croissance à la zone euro en 2019 (à 1,5 %). Le second risque porte sur le regain de tensions commerciales. «Tandis que les...