Alors qu’au cours des dernières années, les directions financières montaient en puissance sur les sujets RSE, le report de la CSRD est l’occasion de marquer une pause dans ce mouvement. En conséquence, l’idée d’un directeur financier prenant en charge l’extra-financier, devenant ainsi CVO (chief value officer) ou CIO (chief impact officer) ne prend pas vraiment au sein des grandes entreprises françaises.
Ces dernières années, alors que la problématique RSE prenait de l’importance, il a été question de faire évoluer les fonctions des directeurs financiers, avec l’objectif qu’ils prennent en charge aussi des problématiques non financières. Leurs titres devaient aussi évoluer, traduisant cette nouvelle orientation. Ainsi, si le chief value officer a pour mission de mesurer, piloter et communiquer la création de valeur de l’entreprise, en intégrant à la fois les dimensions financières, sociales et environnementales, le chief impact officer va plus loin encore : il crée et pilote la stratégie globale de l’entreprise afin d’intégrer pleinement les enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans son modèle d’affaires. Pour Cyrille Jubert, expert ESG et Afnor, la notion de chief impact officer est une très bonne orientation. « En prenant en compte le financier et l’extra-financier, le chief impact officer a pour mission d’aligner le business de l’entreprise sur son impact réel. C’est pour moi un véritable antidote au greenwashing. »
Reste qu’au sein des entreprises françaises les plus importantes, aucune des deux terminologies ne se distingue clairement… et que la très grande majorité des directeurs financiers demeurent des CFO – chief financial officers. Pour les très rares d’entre elles qui, en France, disposent de la fonction de chief value officer ou de chief impact officer, c’est souvent le fait d’un ancien directeur RSE promu. Le poste existe alors aux côtés du CFO. En...