En ces temps de confinement, le géant français industriel de l’agroalimentaire Bonduelle est en première ligne pour continuer d’assurer sa mission essentielle : nourrir la population. Mais pour ce faire, comme l’ensemble du monde économique, l’entreprise a dû s’adapter, notamment pour ses fonctions supports et sa direction financière.
«En tant que groupe international, le travail à distance était déjà régulièrement pratiqué avec nos différentes filiales avant la crise du coronavirus, rappelle Gregory Sanson, directeur général adjoint finance et développement du groupe Bonduelle. Mais force est de constater que même le top management du groupe est amené aujourd’hui à fonctionner autrement. Les réunions de comité de direction, par exemple, se font désormais avec efficacité à distance.»
Le choc de l’Italie
En termes d’adaptation, le fait d’être implanté à l’international a constitué un atout pour le groupe familial. «La crise sanitaire du coronavirus s’est déclenchée par vagues géographiques, explique Grégory Sanson. Grâce à notre présence internationale, nous avons donc été très largement en mesure d’anticiper l’arrivée de cette crise en France et d’organiser nos procédures et l’ensemble de nos chaînes de valeur.» En effet, si Bonduelle ne dispose pas de filiale en Asie où est apparu le virus, le groupe a une usine de production à Bergame, épicentre de l’épidémie en Italie. Dès février dernier, l’entreprise a pu rapidement mettre en place des outils de travail à distance mais aussi tester la qualité de ses infrastructures, identifier des problèmes d’équipements et se rendre compte de la baisse d’activité de certaines équipes en Italie. Cette expérience lui a permis de généraliser les mesures de sécurité à l’ensemble de ses différentes implantations géographiques. ...