Essentielle au bon fonctionnement d’un conseil d’administration, la fonction d’administrateur indépendant est encore trop souvent méconnue. Elle reste, il est vrai, difficile d’accès car elle nécessite des compétences particulières… et un bon réseau.
«On m’appelle souvent pour me demander la marche à suivre pour devenir administrateur indépendant et à chaque fois, j’invite mon interlocuteur à s’interroger sur ce qu’il peut apporter comme plus-value au fonctionnement et à la stratégie de l’entreprise qui l’intéresse», dévoile Agnès Touraine, présidente de l’Institut français des administrateurs (IFA). Garant d’une gouvernance équilibrée, l’administrateur indépendant joue en effet un rôle crucial dans le bon fonctionnement d’un conseil d’administration. En contact direct avec l’exécutif et avec ses confrères administrateurs représentant l’actionnaire majoritaire et les salariés, il contribue par sa compétence et sa liberté de jugement à permettre au conseil d’exercer au mieux sa mission. Un profil ouvert à tous ? Pas si sûr. On compte 809 mandats d’administrateurs indépendants dans les sociétés du SBF 120 en 2016, ce qui représente plus d’un mandat sur deux. «Afin d’être qualifié d’indépendant, un membre du conseil doit avant tout être libre d’intérêts, c’est-à-dire qu’il ne doit pas se trouver dans une situation susceptible d’altérer son jugement», ajoute Agnès Touraine. Le code Afep-Medef, qui sert de référence aux sociétés cotées, stipule qu’il ne doit pas avoir été salarié, dirigeant mandataire social exécutif, client, fournisseur ou banquier de la société ou de sa société mère aux cours des cinq dernières années. De m...