Soumis à un stress chronique, de plus en plus de professionnels de la finance sont affectés par le burn-out. Mal connu, ce syndrome d’épuisement professionnel peut néanmoins être évité en repérant ses signes précurseurs et en sensibilisant davantage les managers.
Le burn-out n’épargne pas les professionnels de la finance. Dans ces métiers souvent très stressants, certains sentent l’épuisement les gagner, insidieusement. «Je ne pouvais plus m’empêcher de penser tout le temps à mon travail, témoigne Denis Fortin-Kretz, un ex-responsable administratif et financier. Je me réveillais même la nuit pour noter sur des post-it les tâches que je ne devais pas oublier de faire le lendemain. Je dormais de moins en moins. Je déjeunais sur un coin de bureau, mais j’étais de plus en plus débordé, et épuisé. Les piles de dossiers s’accumulaient.» Rien n’allait plus, depuis qu’un an et demi auparavant, il avait dû remplacer, au pied levé, le directeur financier dont il était l’adjoint, ce qui avait entraîné pour lui une surcharge de travail. Son état se dégradant, Denis Fortin-Kretz décide d’aller voir son médecin qui l’arrête durant plusieurs mois. L’ex-responsable administratif et financier est atteint d’un burn-out, c’est-à-dire d’un syndrome d’épuisement professionnel. Celui-ci se définit comme un stress chronique qui persiste pendant plus de six mois, et parfois plus d’un an. «Il ne s’agit pas d’un simple coup de fatigue qui peut être réparé par quelques bonnes nuits de sommeil, mais d’un épuisement intense qui affecte le corps, les émotions et les capacités cognitives», explique Catherine Vasey, psychologue spécialisée.
Encore mal connue, cette pathologie affecterait de plus en plus de personnes. Cependant, il est impossible d’avoir une idée...