Technologie, comptabilité, ressources humaines : disposer de fonctions support dans des entités dédiées installées à distance du siège est de plus en plus fréquent pour les banques françaises. Cela peut concerner plus de 20 % des salariés d’un groupe bancaire. Rapprocher ces captives du centre nécessite un management spécifique.
« Tu feras partie de l’équipe de gestion administrative pour les salariés des filiales du groupe de Société Générale. » Ce 30 janvier, la banque de La Défense recrute un analyste ressources humaines (RH). Lieu de travail ? La Roumanie. Parmi les compétences requises : le français au niveau avancé et l’anglais au niveau moyen. Ce type d’annonce aurait pu être aussi à destination de call centers, chargés de la relation clients des banques françaises et souvent présents au Maghreb. Mais les recrutements des banques à l’étranger (hors filiales locales à vocation commerciale) vont bien au-delà de ces seuls call centers, la pratique de la « délocalisation » ne faisant que croître. L’un des premiers groupes bancaires français compte déjà plus de 20 % de ces salariés officiant ainsi au profit du siège parisien depuis des pays à coûts salariaux plus faibles, avec l’objectif d’aller jusqu’à 30 % au moins. Ces collaborateurs peuvent être chargés des technologies d’information (IT) ou des services et solutions tels que connaissance du client (know your customer, KYC), risques, conformité, juridique, comptabilité, finance ou RH, etc. Le Portugal, la Roumanie et l’Inde, pour l’informatique, font partie des destinations privilégiées pour ces « délocalisations ». Ainsi, pour des questions de base concernant par exemple les tickets-restaurants, les collaborateurs en France du groupe Société Générale sont en relation avec « le fil RH », basé en Roumanie.
«Nos centres de compétences partagées, à taille humaine, sont animés à l’identique d’une autre filiale.»
A quelles conditions ces plateformes (ou...