Avec le printemps, les demandes de stages se multiplient dans les boîtes mail des services de ressources humaines des entreprises. Ces derniers doivent pourtant choisir quelques heureux élus parmi des candidatures aux diplômes souvent similaires. Dans ce contexte, la personnalité d’un postulant peut faire la différence.
Qu’il soit obligatoire ou facultatif, le stage en entreprise est devenu une étape incontournable pour l’entrée dans la vie active des étudiants. Chaque année, les directions financières reçoivent des dizaines – voire des centaines – de candidatures d’étudiants, venus de BTS, de grandes écoles ou de l’université, souhaitant valider leur cursus de contrôle de gestion ou de comptabilité. «C’est une vraie compétition des talents», souligne Grégory Sanson, directeur administratif et financier du groupe Bonduelle. Face à cette recrudescence de candidatures, les équipes RH sont obligées de mettre en place des procédures de recrutement très pointues pour dénicher la perle rare capable d’intégrer une direction financière. «Sur une soixantaine de candidats, nous organisons d’abord des pré-sélections grâce à des entretiens téléphoniques, explique Thibault Remy, directeur administratif et financier de Meilleursagents.com. Puis, les quinze finalistes sont soumis à des cas pratiques pour que nous puissions nous faire une idée sur leur faculté d’analyse et faire notre choix définitif.»
Pour établir une première «short list», les services de recrutement examinent donc attentivement le curriculum vitae des postulants. «Il n’existe pas de portrait-robot du stagiaire idéal d’une direction financière, avoue Christine Coste-Planson, partenaire métier RH de la direction financière d’AXA France. Mais nous retenons quelques qualités bien particulières.»
Une empathie pour les chiffres
D’abord, concernant son savoir-faire, le futur...