La démission d’un proche collaborateur pouvant affecter sensiblement le fonctionnement de la fonction finance, les directeurs financiers s’évertuent le plus souvent à rendre la vacance du poste la plus courte possible. Afin que le successeur soit opérationnel rapidement, plusieurs stratégies sont notamment mises en oeuvre.
«Contre toute attente, mon responsable comptable m’a annoncé qu’il décidait de saisir une opportunité et démissionnait. A la seconde où je l’ai su, je me suis demandé comment trouver son successeur.» Qu’il s’agisse de Pierre-Yves Hentzen, directeur administratif et financier, directeur général délégué chez Stormshield (filiale d’Airbus Defence & Space spécialisée dans la sécurité informatique haut de gamme), ou de n’importe quel directeur financier, le départ d’un proche collaborateur peut vite devenir une source de préoccupation majeure. «Le directeur financier s’occupant le plus souvent des relations avec le comité exécutif, les actionnaires et les investisseurs, ainsi que de l’animation de sa filière, il doit alors constituer une première ligne forte composée de directeurs de processus – comptabilité, trésorerie, contrôle de gestion, trésorerie… –, qui assure le quotidien parfaitement et sur laquelle il peut se reposer», souligne Nicolas Richard, associé chez KPMG.
Lorsque cette ligne est bouleversée par une démission, le fonctionnement de la direction financière peut donc se trouver fragilisé, une situation d’autant plus problématique que cette dernière est garante de la santé financière de l’entreprise. «Dans ce contexte, la question préoccupante est la suivante : la qualité de service de la direction financière arrivera-t-elle à se maintenir ?», reconnaît Fabien Dawidowicz, directeur financier de la conciergerie de luxe John Paul. Si ce dernier a eu la chance de ne pas...