Garantir un niveau suffisant de cash et préserver l’accès à la liquidité : si les directions financières de toutes les entreprises ont été plus ou moins confrontées au même dilemme en 2020, l’enjeu a été particulièrement crucial pour Safran, l’un des principaux équipementiers pour l’aéronautique dans le monde. Grâce aux mesures drastiques prises très rapidement pour s’adapter à cette situation exceptionnelle, le groupe a réussi à rester bénéficiaire en 2020. Son directeur général adjoint, Bernard Delpit, explique quels enseignements il a tirés de la crise.
Malgré les difficultés du secteur aéronautique, Safran a fait preuve de résistance en 2020. Comment avez-vous abordé cette période difficile ?
Bernard Delpit, directeur général adjoint, directeur financier groupe : En fait, il n’y a pas eu une année que l’on pourrait qualifier de « normale » depuis que je suis arrivé chez Safran il y a six...