Face à l’automatisation de certaines tâches liées aux évolutions technologiques et à l’accroissement des contraintes réglementaires, le métier de comptable est en train de connaître quelques bouleversements. Les professionnels doivent désormais montrer une plus forte expertise, tant sur le plan informatique qu’analytique.
Longtemps perçue comme isolée, rébarbative et apportant peu de valeur ajoutée, la profession comptable pourrait voir son image évoluer favorablement.
Certes, ces 10 dernières années, la constitution des centres de services partagés (CSP), ces concentrations des équipes comptables au sein d’un même service, n’a pas contribué a redoré positivement le quotidien de ces professionnels. «Que ce soit au sein des CSP en France ou délocalisés à l’étranger, les comptables y exercent des tâches très répétitives, de saisie et de rapprochements, et ils ont peu d’analyse à mener, relève Xavier Jégard, président de l’Association des directeurs de comptabilité et de gestion (APDC). Dans certains cas pour la comptabilité transactionnelle, un diplôme comptable comme un BTS n’est même pas demandé». Mais récemment, de nouveaux enjeux sont venus complètement bouleverser le métier des comptables et commencent à faire évoluer leur quotidien.
Vers plus d’analyse
En effet, si l’essor de l’automatisation de tâches ne devrait pas, selon les professionnels, réduire encore les effectifs, il va sensiblement élargir le rôle des comptables dans les entreprises. «Les nouveaux outils qui se développent remplacent des fonctions qui étaient exercées régulièrement par les comptables, telles que l’ensemble des rapprochements concernant les relevés bancaires, des bons de commande avec les factures, etc. souligne Xavier Jégard. De ce fait, les comptables vont être amenés à travailler sur d’autres sujets à plus forte valeur ajoutée qu’ils ne traitaient pas jusqu'à présent.»Désormais, ils s’attellent à vérifier les informations produites par ces nouveaux outils informatiques.«Alors...