Qu’il soit expérimenté ou non, le consolideur est d’autant plus difficile à recruter qu’il est rarement dans une démarche active de recherche d’emploi.Pour l’attirer puis le fidéliser, l’entreprise devra donc lui proposer une rémunérationet des perspectives d’évolution attractives.
Ce n’est pas nouveau, le consolideur est un profil particulièrement recherché dans les entreprises. «Aujourd’hui, les problématiques de recrutement sur ce métier sont d’ailleurs telles qu’elles génèrent une accumulation de postes à pourvoir, constate Mikaël Deiller, directeur finance & accounting chez Mickaël Page.Si le consolideur est tant convoité, c’est notamment en raison des compétences techniques qu’il doit posséder, dont peu de financiers disposent.
«Chez Schneider Electric, ils ont pour mission de produire des comptes consolidés dans le respect des normes locales et internationales (IFRS), de comprendre et d’analyser les résultats ainsi que d’accompagner l’entreprise sur de grands événements tels que les fusions et acquisitions», explique Célia Georget, vice-présidente group reporting et consolidation de Schneider Electric. A cet effet, les consolideurs doivent avoir une appétence particulière pour les techniques comptables et maîtriser les normes IFRS. Généralement diplômés d’un bac + 5 (DSCG, DEC, Master 2 comptabilité, contrôle, audit (CCA) ou école de commerce avec option finance), ils ont souvent une expérience en audit externe, en conseil en consolidation, en consolidation/reporting financier ou en contrôle financier. Il est également indispensable de maîtriser les systèmes d’information métiers, notamment SAP Financial Consolidation ou Oracle Hyperion Financial Management.
Des techniciens aguerris
Les candidats juniors font souvent leurs premières armes dans les cabinets d’audit ou...