La reprise du marché de l’emploi semble particulièrement concerner les consolideurs et comptables, comme le montrent les résultats de la 6e édition du baromètre annuel réalisé par Michael Page, la DFCG, l’AFTE, l’Ifaci et Option Finance.
Un vent de départs souffle sur les postes de consolideurs et comptables ! Alors que plus d’un tiers d’entre eux ont déjà changé de poste cette année, ils sont désormais 56 % à l’envisager dans moins d’un an, selon la 6e édition du baromètre annuel réalisé par Michael Page, l’Association nationale des directeurs financiers et des contrôleurs de gestion (DFCG), l’Association française des trésoriers (AFTE), l’Institut français des auditeurs et contrôleurs internes (Ifaci) et Option Finance. Il faut dire que la politique de rémunération des entreprises ne semble pas tenir compte de ce constat. Certes, le montant des revalorisations salariales a été raisonnable en 2017 (+ 4,2 %) pour atteindre une rémunération fixe moyenne de 57 900 euros et une variable de 5,3 %. Mais cette hausse n’a concerné qu’un nombre limité de consolideurs et de comptables, puisqu’ils sont seulement 57 % à en avoir bénéficié. En conséquence, les disparités au sein de la profession sont fortes. Si 15 % d’entre eux bénéficient d’un salaire fixe annuel supérieur à 80 000 euros cette année, ils sont en parallèle 13 % à obtenir moins de 40 000 euros.
Plusieurs raisons expliquent ces différences. Tout d’abord, toutes les entreprises n’appliquent pas la même politique de revalorisation salariale à l’égard de cette profession.«Les disciplines comptables sont souvent perçues comme des “centres de coûts” ayant peu d’impact en termes de création de valeur et ne bénéficient donc pas forcément de réévaluation salariale...