Avec la crise, les contrôleurs de gestion ont renforcé leur présence à tous les niveaux de l’entreprise. A la fois plus proche des équipes opérationnelles et des décisions stratégiques, la fonction regroupe une grande diversité de profils toujours aussi convoités par les recruteurs.
Si la crise a plutôt eu tendance à réduire le nombre de recrutements effectués par les directions financières, le manque de visibilité qu’elle a généré continue de soutenir les besoins des entreprises en matière de contrôleurs de gestion. «Ces postes font toujours partie des plus recherchés, confirme Mathieu Blaie, directeur régional comptabilité et finance d’entreprise chez Fed Finance. Mais la crise a accentué la demande sur ces fonctions.» Les cabinets de recrutement dans leur ensemble anticipent ainsi en ce début d’année 2014 une poursuite des niveaux élevés de recrutement constatés en 2013.
«La demande reste soutenue en ce début d’année en particulier pour les profils plutôt opérationnels présentant un niveau d’expérience d’au moins quatre ou cinq années», constate Bruno Fadda, associate director chez Robert Half Finance et Comptabilité. La timide reprise économique qui se dessine pourrait même être encore plus favorable à ces profils dans les mois qui viennent. «Avec la relance des projets à long terme, les entreprises ressentent une nécessité accrue de contrôler et piloter ces nouvelles activités», analyse Johann Van Nieuwenhuyse, directeur senior chez Michael Page Finance et Comptabilité. Ainsi, les candidats apparaissent aujourd’hui souvent en position de force pour négocier au mieux leurs conditions d’entrée.
Une distinction entre contrôleur de gestion siège et opérationnel
Cette embellie ne touche toutefois pas de la même façon l’ensemble des métiers du contrôle de gestion. «Une dichotomie assez nette se dessine entre la...