Centres d’apprentis, universités d’entreprise, certifications internes, programmes de reconversion ou parcours de dirigeants : les groupes bancaires et, dans une moindre mesure, les groupes d’assurance ont développé une gamme de formations en leur sein afin de disposer des meilleurs profils.
C’est un paradoxe. Alors que le volume d’embauches baisse depuis 2024, attirer certaines compétences parmi les jeunes diplômés ou les profils expérimentés reste compliqué. Vieillissement de la population active, transformation des métiers liée au numérique et à l’intelligence artificielle, attentes des candidats en termes d’équilibre de vie expliquent notamment ce décalage entre les candidats disponibles et les besoins réels. Ainsi, le temps nécessaire à l’embauche d’un cadre, passé de 9 à 12 semaines entre 2020 et 2022, ne se réduit pas, révèle l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans sa dernière étude.
Face à cette tension durable, disposer de formations intégrées constitue un atout majeur pour les entreprises, qu’il s’agisse de centres d’alternance ou d’« universités d’entreprise ». L’objectif : sécuriser les recrutements, accélérer la montée en compétences et fidéliser les talents sur le long terme. Dans la finance, il sert l’entreprise elle-même, mais aussi d’autres de son secteur et même d’activités non financières. Cela s’illustre d’abord avec les centres de formation d’apprentis (CFA) en entreprise, portés par la réforme de 2018 sur l’apprentissage.
Former en alternance
Le premier CFA d’entreprise du secteur bancaire a été ouvert par le Crédit Mutuel Alliance Fédérale en 2019, adossé à son organisme de formation Cap Compétences. Le dernier en date a été lancé par BNP Paribas, avec une première promotion en septembre 2022. « Nous croyons beaucoup à l’alternance. B-School by BNP...