Historiquement spécialisé dans la gestion du recouvrement de créances et l’analyse financière, le credit manager a ces dernières années élargi le champ de ses compétences pour devenir un acteur de la performance de l’entreprise. Un profil atypique qui fait de lui un collaborateur très recherché.
S’il est un métier qui aura profité des grandes vagues de défaillances d’entreprises consécutives à la crise financière de 2008/2009, c’est bien celui de credit manager.
«Poussé par un contexte économique fragile et une sinistralité exacerbée, de nombreuses entreprises se sont en effet attachées, ces dernières années, à mieux structurer leur gestion du poste client autour d’un manager expérimenté, constate Eric Latreuille, président de l’Association française des credit managers (AFDCC) et credit manager Group SGD Pharma. Désormais, ce métier est mieux appréhendé, ses missions mieux comprises. Le credit manager a véritablement trouvé sa place dans l’entreprise.»
Un profil aux compétences diversifiées
Selon une étude menée par le cabinet Hays sur le métier en 2017, le credit manager a pour principale vocation de piloter les équipes qui s’occupent de gérer le recouvrement de créances (75 %), de réaliser des analyses financières et de déterminer les limites de crédit (61 %) ainsi que d’optimiser le besoin en fonds de roulement (33 %).
«Sa mission, historiquement articulée autour de la prévention et de la gestion du recouvrement de créances, consiste également à diffuser une culture cash au sein de son organisation, précise Sébastien Cordier, référent en credit management France, Benelux et Turquie chez Versalis International succursale française. A ce titre, il a un véritable rôle de pédagogue auprès des opérationnels.»
En l’espace de quelques années, la dimension du métier a sensiblement évolué. Après être longtemps resté l’interlocuteur des assistants commerciaux, des commerciaux, des chargés de recouvrement et des comptables de l’entreprise, il travaille aujourd’hui de plus en plus...