Depuis une décennie, les métiers liés à la prise en compte de critères ESG gagnent du terrain. En entreprise, la direction du développement durable ou de la RSE devient de plus en plus un poste stratégique. Dans le même temps, les agences de notation, les cabinets de conseil et les sociétés de gestion se dotent d’analystes aux compétences extra-financières avérées. Tour d’horizon des métiers d’un secteur à fort potentiel de développement.
Ils sont analystes extra-financiers, gestionnaires de fonds ISR, ou encore directeurs du développement durable ou de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) au sein de sociétés cotées. Depuis le début des années 2000, leur nombre n’a cessé d’augmenter, avec une accélération particulièrement importante depuis deux à trois ans, à la fois portée par une prise de conscience post-crise et par la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire incitatif, à l’instar de l’article 173 de la loi sur la transition énergétique. «Nous sommes aujourd’hui dans une phase passionnante de transformation, explique Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. En effet, durant de nombreuses années, les relations entre responsables RSE et investisseurs ISR étaient très limitées. Nous assistons aujourd’hui à une convergence de ces acteurs. De fait, le secteur se professionnalise avec de réelles opportunités d’embauches.»
Des experts recherchés par les entreprises
Au sein des groupes cotés, les responsables développement durable ou RSE siègent désormais fréquemment au Comex, car ils sont véritablement impliqués dans la stratégie. Les sociétés du CAC 40 ayant obligation de rédiger annuellement un rapport sur leurs actions environnementales, elles s’entourent d’experts capables de les accompagner dans cette tâche et de les guider dans la mise en place d’une politique plus responsable et durable. Au sein des équipes RSE, les profils sont alors variés : jeunes diplômés issus d’école de commerce ou profils universitaires...