Afin de mieux accompagner les opérationnels dans l’amélioration des performances, des grands groupes mettent en place des formations dédiées aux équipes financières. Axées sur les compétences comportementales, celles-ci portent notamment sur la communication et sur la capacité à être force de proposition.
Mise en place d’un programme destiné aux hauts potentiels de la direction financière de la SNCF pour leur apprendre à mieux communiquer sur les thématiques financières, lancement d’un module visant à expliquer aux contrôleurs de gestion de Renault comment prendre en compte les différences interculturelles, organisation de séminaires consacrés à la construction de la filière finance chez Keolis… Depuis plusieurs mois, les directions financières de grands groupes n’hésitent plus à s’emparer de la question des «soft skills». Il s’agit des «compétences douces» qui, par opposition aux connaissances purement techniques («hard skills»), portent sur les traits de personnalité des individus, comme par exemple leur manière de communiquer, leur faculté à s’intégrer dans une équipe ou encore leur capacité de prendre des décisions. Pour les directeurs financiers, cette problématique est en effet primordiale.
«Notre industrie évoluant, il faut des financiers qui comprennent rapidement les enjeux et qui disposent d’une ouverture d’esprit suffisante afin notamment d’apporter des solutions concrètes aux opérationnels», témoigne ainsi Julian Waldron, directeur administratif et financier de Technip. Tandis que ces derniers doivent impérativement travailler à l’amélioration des marges depuis la crise, les équipes financières sont censées les accompagner en devenant de véritables «business partners», ce qui implique notamment pour elles de faire preuve de pédagogie sur les enjeux financiers et d’expliquer comment négocier avec des fournisseurs ou des clients sur les contrats importants.