Fort de la diversité de ses activités, le groupe Dewavrin Cosmetics a réussi à limiter l’impact financier de la crise sanitaire, grâce notamment à l’engouement des Français pour les compléments alimentaires. Pour maintenir son niveau de productivité, le groupe a toutefois été contraint d’engager des frais supplémentaires, comme le recours à des intérimaires ou la distribution de la prime Macron. S’ils restent prudents sur la reprise, Dimitri Dewavrin, CEO, et Maxime Deprat, directeur financier, entendent poursuivre les invetissements, de manière notamment à renforcer la présence de la société à l’international.
La fiche d’identité de Dewavrin Cosmetics
- Secteur d’activité : fabrication de produits de santé et bien-être
- Chiffre d’affaires 2020 : 55 Me.
- 52 % du CA réalisé à l’export. Bureaux implantés dans 11 pays dont une unité de production en Belgique et des bureaux commerciaux de distribution au Maroc, en Roumanie, en Colombie, en Chine (Shanghai), en Afrique du Sud…
- 320 salariés dans le groupe dont 250 en France et en Belgique
- Actionnariat 100 % familial (7e génération aujourd’hui)
Comment la crise sanitaire a-t-elle affecté votre activité ?
Maxime Deprat : Le groupe Dewavrin Cosmetics a des activités multiples dans le domaine de la santé et du bien-être. En effet, il développe, formule et fabrique des produits de soins cosmétiques corps et visage via son activité Alpol Cosmétique qui représente 40 % de notre chiffre d’affaires (CA). Le groupe produit également des compléments alimentaires (avec l’activité Novapharm, 10 % de notre CA). De plus, il raffine et commercialise de la lanoline (activité Stella, 25 % du CA), un composant issu de la graisse de laine de mouton que l’on retrouve, par exemple, dans les rouges à lèvres.
Ces activités sont réalisées pour le compte de clients dont les marques sont principalement vendues en pharmacie partout dans le monde, et de plus en plus en e-commerce. Mais le groupe possède aussi ses propres marques : Isispharma en dermo-cosmétique (25 % du CA) et Anathéa pour les compléments alimentaires.
Cette diversité a permis au groupe de limiter les dégâts économiques qu’aurait pu engendrer la crise sanitaire, certaines baisses d’activité ayant été compensées par le succès des autres. Alpol Cosmétique, par exemple, après avoir connu une première moitié d’exercice en forte croissance (+17 %), a pâti du manque de visibilité des clients, ces derniers ayant été contraints de réduire leur carnet d’ordres et de reporter le lancement de certains produits du fait des restrictions sanitaires imposées par les différents Etats.
Par ailleurs, concernant l’activité Stella, le port du masque et le...