Qu'il dispose de quasiment l'ensemble des prérogatives d'une direction financière classique ou qu'il soit plus orienté vers le contrôle de gestion, le métier de responsable financier de business unit s'adresse aux cadres souhaitant donner un tour plus opérationnel à leur carrière. Réservé aux profils expérimentés, il offre en outre des rémunérations satisfaisantes.
Après deux années plutôt calmes, le marché de l'emploi reprend pour les postes de directeurs financiers de business units. Ces derniers - qui peuvent être en charge de la fonction finance soit de filiales de taille importante soit de pôles regroupant plusieurs activités ou plusieurs pays, selon l'organisation des groupes - sont en effet de plus en plus recherchés. «Nous observons une véritable reprise de la demande alors que, auparavant, les entreprises cherchaient principalement à combler leurs besoins en recourant à la mobilité interne, témoigne Marina Baillon, senior manager en charge du département finance chez Robert Walters. Dans un contexte de crise, les directeurs financiers groupes, à quelques rares exceptions près, utilisaient en effet ces postes pour promouvoir leurs collaborateurs. Mais, désormais, la situation est beaucoup plus ouverte.»
Un champs de compétences dépendant de la culture du groupe
Du côté des candidats, l'attrait pour ce métier est indéniable, car il permet de sortir des fonctions centrales pour se rapprocher des opérationnels. «Il s'agit d'un véritable tournant de carrière pour un cadre financier, souligne Bruno Fadda, associate director chez Robert Half. Soit il privilégie les missions d'encadrement, et il poursuit son parcours au siège en devenant, par exemple, directeur du contrôle de gestion, soit il veut être plus tourné vers l'accompagnement et le développement de l'activité. Dans ce cas, il choisit de rejoindre une business unit comme directeur ou contrôleur financier, selon la taille de l'entité.»
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