Face à des débouchés limités sur le marché hexagonal, certains directeurs financiers français choisissent de poursuivre leur parcours professionnel à l’étranger afin d’endosser de nouvelles responsabilités et d’acquérir une expertise internationale. Une expatriation qui leur sert souvent de tremplin au moment de rentrer en France.
S’expatrier pour réussir. Voilà le pari que prennent de plus en plus de directeurs financiers (DAF) pour booster leur carrière. Selon une étude réalisée par le cabinet Michael Page en 2017, 49 % des directeurs financiers seraient en effet prêts à déménager pour saisir une belle opportunité à l’international. Parmi eux, 33 % viennent de petites et moyennes entreprises. Cette tendance s’explique notamment par le nombre limité de postes ouverts aux responsables seniors dans les grands groupes français. «Un départ à l’étranger n’est pas un plus, c’est parfois une nécessité pour évoluer, confirme Geoffroy de Fontenay, directeur administratif et financier d’Arkadin, entreprise spécialisée dans les communications unifiées et la collaboration. Rester en France deviendrait presque un frein à la carrière.»
Une ouverture à une autre culture d’entreprise
Dans ce contexte, l’expatriation est souvent considérée comme une expérience très complémentaire à un parcours professionnel domestique car elle offre à un directeur financier la possibilité d’appréhender notamment une nouvelle culture. «L’Asie, par exemple, est un continent où certains codes dans la gestion des relations interpersonnelles doivent être respectés, explique Geoffroy de Fontenay, qui avait décidé de rejoindre en 2011 le groupe LVMH en Asie comme directeur finance et opérations divisions Montres et Joaillerie Hong Kong et Macao, où il animait la fonction middle et back-office. Dans la conduite des réunions, il serait désastreux de faire perdre la face à un collaborateur,...