Croissance à l’arrêt, chômage qui grimpe.... Les directeurs financiers ne coupent pas à cette désolation ambiante même si, selon les professionnels du recrutement, l’horizon pour eux s’éclaircit. Alors, lorsque la concurrence entre les candidats qui cherchent un emploi reste rude, mieux vaut être efficace.
Alors que le marché de l’emploi est tendu, la clé réside plus que jamais dans l’identification des postes à pourvoir. Celui qui s’en tiendrait aux méthodes d’autrefois partirait en quête d’une aiguille dans une botte de foin. Aujourd’hui, une chasse tous azimuts est devenue cruciale. «Le premier réflexe à avoir lorsqu’on entame une recherche à ce niveau de poste est de réactiver son réseau. Le réseau social – direct ou professionnel – mais aussi le réseau digital avec des outils tels que LinkedIn, Viadeo, ou Xing», conseille Mikaël Deiller du cabinet de recrutement Michael Page.
Toutes les connexions sont à explorer : les proches, les anciens de l’école, les ex-collaborateurs, les fournisseurs, les commissaires aux comptes... Pour ce faire, mieux vaut avoir entretenu un réseau lorsqu’on était en encore en poste. Travailler son réseau c’est aussi, aux yeux des spécialistes, se rendre visible dans son univers professionnel en publiant des articles, en participant à des conférences et des séminaires ou encore en faisant partie d’une association professionnelle (DFCG par exemple).
L’investissement vaut la peine : c’est ce réseau qui permettra de remonter les filières à force de contacts et de rendez-vous, jusqu’à prendre connaissance de postes à pourvoir avant qu’ils ne paraissent au grand jour. «Attention cependant à ne pas se laisser déborder par cette première phase : les réseaux sociaux sont chronophages et un profil Linkedin bien à jour avec de bonnes connexions peut suffire à se rendre visible», avertit Marina Baillon, du cabinet Robert Walters.