Alors que le télétravail a longtemps stagné en France (16 % des entreprises françaises possèdent des accords de télétravail), avec le confinement, cette pratique est devenue massive et de longue durée et pourrait s’étendre, notamment dans des entreprises qui n’y étaient pas forcément ouvertes et pour des métiers qui n’y étaient pas initialement destinés.
Le télétravail sort-il gagnant de la crise actuelle ?
La crise sanitaire liée au Covid-19 est révélatrice d’une organisation du travail en plein développement : le télétravail. Celui-ci apparaît comme la meilleure solution pour lutter contre la propagation de la pandémie tout en maintenant l’activité économique des entreprises.
Alors que le télétravail a longtemps stagné en France (16 % des entreprises françaises possèdent des accords de télétravail), avec le confinement, cette pratique est devenue massive et de longue durée et pourrait s’étendre, notamment dans des entreprises qui n’y étaient pas forcément ouvertes et pour des métiers qui n’y étaient pas initialement destinés.
A ce stade, les retours d’expérience des dirigeants sont assez hétérogènes : certains ont observé une amélioration du niveau d’engagement et de productivité de leurs équipes en télétravail, tandis que d’autres ont vécu une certaine désorganisation et une baisse de performance.
Quels sont les principaux enseignements à retenir ?
Tout d’abord, l’engagement des collaborateurs. La période que nous vivons transforme le rapport au travail. Le télétravail offre aux salariés une souplesse d’organisation profitable à leur efficacité. En effet, travailler à son rythme, selon ses horaires, dans un environnement choisi augmente le bien-être : la qualité de vie au travail (QVT). Or, il n’est plus à démontrer que cette relation entre bien-être et performance s’inscrit dans une dynamique plus large : c’est l’épanouissement du collaborateur qui rend possible un engagement durable de sa part dans son activité, lui-même source de performance pour l’entreprise.