Dans une année encore difficile, les directeurs financiers ont enregistré, pour la plupart, une stabilité de leur rémunération ou une faible augmentation. Une tendance qui a cependant moins touché les PME que les grands groupes.
En matière de salaires, 2013 ne restera pas dans les annales pour les directeurs financiers. D’après le baromètre des fonctions financières, réalisé par l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG), Michael Page et Option Finance, mené auprès de 1 025 professionnels de la fonction finance issus de grands groupes, d’ETI ou encore de PME cotées et non cotées, les augmentations se sont faites discrètes cette année. Ainsi, dans les grands groupes, 33 % des responsables d’une fonction finance ont enregistré une progression de leur rémunération comprise entre 1 % et 3 %, tandis que 38 % n’ont tout simplement pas été augmentés.
Dans les PME et ETI, ce constat est encore plus marqué puisque le nombre de directeurs financiers ayant conservé le même niveau de salaire atteint respectivement 60 % et 64 % !«On sent nettement les effets de la crise dans cette modération salariale qui touche les directeurs financiers, témoigne Johann van Nieuwenhuyse, directeur senior chez Michael Page Finance et Comptabilité. Les plus petites structures, principalement exposées au marché français, ont connu une année difficile. De leur côté, les grands groupes étant plus diversifiés géographiquement, un directeur financier d’une ligne de produits, par exemple, a pu bénéficier du dynamisme enregistré par sa businnes unit dans les régions en croissance.»
Mais l’explication de cette différence entre petites et grandes structures tient également à une donnée moins...