Particulièrement prisés, les fiscalistes d’entreprise ont l’habitude d’être régulièrement sollicités par les recruteurs. De quoi accroître leurs exigences et contraindre les entreprises à multiplier leurs arguments pour les convaincre de les rejoindre.
Les besoins en fiscalistes d’entreprise ne se tarissent pas. Ils devraient même progresser cette année car les sociétés ont tendance à internaliser de plus en plus la fonction fiscale. Compte tenu des nouvelles contraintes réglementaires auxquelles elles doivent faire face, notamment dans le cadre de leur internationalisation, elles ne peuvent plus se limiter à faire appel à des compétences externes. «Internaliser cette fonction permet notamment aux entreprises d’optimiser leurs coûts, constate ainsi Mélanie d’Adesky, manager exécutif senior chez Michael Page. Un choix qu’elles sont de plus en plus nombreuses à effectuer. Je suis d’ailleurs particulièrement sollicitée pour des recrutements de fiscalistes depuis quatre ans.» Toutefois, la demande ne concerne pas tous les profils actuellement. «Les responsables fiscaux sont moins recherchés qu’il y a environ trois ans, date à laquelle de nombreux postes à responsabilité ont été pourvus, observe Mélanie d’Adesky. On peut assister encore à un jeu de chaises musicales, mais moins de postes sont créés.» Cette tendance est particulièrement visible au sein des grandes entreprises. «Nous recherchons deux fiscalistes pour des remplacements au sein de notre équipe de sept personnes, dont les missions ont évolué l’année dernière à la suite du rachat par General Electrics des activités énergie d’Alstom», indique Nathalie Pivet, directrice fiscalité et comptabilité chez Alstom.
Des créations de fonction fiscale
Les groupes familiaux ou les entreprises de plus petite taille, en revanche, constituent encore leur équipe en interne.Ces premiers, notamment, commencent en effet à recruter des fiscalistes.
«En début d’année, j’ai accompagné un grand groupe familial...