Après avoir été transformée en 2015, la formation professionnelle vient encore une fois d’être réformée à travers la loi avenir professionnel du 5 septembre dernier. Depuis le 1er janvier, la formation des salariés répond ainsi à de nouveaux critères et son organisation est modifiée. Des changements qui ne sont pas sans conséquence pour les entreprises, celles-ci pouvant être amenées à revoir leur budget formation.
Simplicité et accessibilité : ce sont les maîtres-mots de cette nouvelle réforme de la formation professionnelle ! Il faut dire que la France a des progrès à faire en la matière. «En France, 36 % des actifs sont formés chaque année, alors qu’ils sont en moyenne 50 % dans les pays anglo-saxons et plus de 60 % dans les pays nordiques, observe Guillaume Huot, vice-président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP). Un des principaux enjeux de cette réforme est donc de renforcer la formation professionnelle auprès des salariés, mais aussi auprès des publics plus défavorisés, tels que les personnes en recherche d’emploi et les jeunes qui souhaitent accéder au marché du travail.»
Ainsi, sans changer le taux de contribution à la formation professionnelle et à l’apprentissage dû par les entreprises (1,23 % de la masse salariale pour les sociétés de moins de 11 salariés et 1,68 % pour les autres), le gouvernement a voulu, à travers cette nouvelle réforme, simplifier et renforcer le dispositif.
Ces améliorations passent d’abord par une revue du contenu des formations. En effet, les salariés auront maintenant accès à de nouveaux modules. Alors que jusqu’à présent la majeure partie des financements portait sur des formations présentielles, la redéfinition de l’action de formation permettra d’élargir la palette des offres auxquelles pourront prétendre les salariés, en y intégrant de nouveaux formats, tels que le e-learning ou les MOOC par exemple», indique CélineDumont Bauer,...