Mercredi prochain, la Banque de France organise un «jobdating» afin de recruter cinquante nouveaux collaborateurs pour ses différents métiers, notamment ceux de l’ACPR. Un événement qui intervient alors que l’institution financière prévoit d’accroître ses recrutements en 2020.
Analystes, statisticiens, data scientists, informaticiens, contrôleurs financiers, spécialistes du risque cyber… Les offres d’emploi de la Banque de France sont de plus en plus nombreuses. Et pour cause : après une année 2019 déjà soutenue en matière de recrutements, l’institution financière devrait encore accroître ses embauches en 2020. «Après 190 recrutements en 2018, nous devrions arriver à un total de 350 nouveaux collaborateurs en 2019 sur l’ensemble du périmètre Banque de France, indiqueAnne Morcillo, responsable des recrutements à la Banque de France.Pour 2020, nous prévoyons de porter ces recrutements à 420.» Un tiers de ces recrutements concernent l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), un deuxième tiers l’activité informatique de la Banque de France, et environ 20 % la direction des opérations, qui concentre les activités de marché de l’institution.
Certes, cette dynamique est à relativiser. En effet, l’effectif global de l’institution financière est en baisse. Malgré un turnover assez faible, l’effectif de la Banque de France est passé de plus de 11 000 équivalents temps plein en 2017 à un peu moins de 10 000 en 2019, en raison notamment de nombreux départs à la retraite non remplacés.
Des besoins élargis à de nouveaux risques
Mais de nouvelles opportunités apparaissent aussi en parallèle. Au sein des métiers liés aux risques, essentiellement exercés au sein de l’ACPR, le volume d’activité est croissant.
«Notre champ d’action s’élargit régulièrement, avec le renforcement de la réglementation bancaire et assurantielle, et la nécessité d’anticiper l’arrivée de nouveaux risques, observe Anne-Sophie Martenot, directrice des ressources humaines de l’ACPR. En effet,...