Postes réservés à des candidats disposant d’une première expérience professionnelle, processus de recrutement plus longs, contrats de travail de courte durée… Même si la crise n’a pas stoppé les embauches de jeunes diplômés en finance, elle a toutefois compliqué l’entrée dans la vie active de certains d’entre eux. Un écueil que les universités et que les grandes écoles ont notamment cherché à limiter en adaptant leur offre de cours.
Comme leurs prédécesseurs, les futurs diplômés en finance de la promotion 2020/2021 auront vu la fin de leur cursus grandement perturbée par les mesures sanitaires. Alors que bon nombre d’entreprises manquent déjà aujourd’hui de visibilité sur leurs perspectives commerciales, ce qui est de nature à influer sur leur politique de recrutement, la généralisation des cours à distance fait naître de réelles inquiétudes chez les intéressés quant à la valeur de leur formation et, surtout, quant aux conditions de leur entrée dans la vie active…
Un avantage pour les alternants
Sur ce point, la situation semble loin d’être catastrophique. Comme l’assurent les chasseurs de têtes, les embauches de jeunes actifs en comptabilité et en finance sont en effet restées importantes en 2020. En audit et en expertise comptable, par exemple, les profils les plus plébiscités étaient des jeunes titulaires d’un bac + 5 ou d’un diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), affichant deux ans d’expérience en cabinet en alternance. En comptabilité, les alternants en sortie de BTS ont été les plus recherchés pour des postes de collaborateurs comptables. S’agissant d’autres métiers de la fonction finance, comme les contrôleurs de gestion, la demande est également restée soutenue. « Les étudiants en M2 en 2019/2020 ont pu acquérir tous leurs fondamentaux dans des conditions de travail traditionnelles, justifie Erwan Le Saout, enseignant-chercheur à l’université Paris I Panthéon Sorbonne, directeur des masters 2 finance. Seul le stage de fin d’études a été décalé pour certains d’entre eux. »