L’influence croissante des systèmes d’information, des normes et de l’externalisation de certaines activités est en train de modifier profondément le contenu des fonctions comptables. Une mutation plus favorable aux profils experts qu’aux comptables transactionnels.
Alors que les changements dictés par la réduction des coûts de fonctionnement et l’accélération des calendriers de publication des états financiers semblent déjà bien intégrés par les services comptables, ceux-ci s’apprêtent à faire face à de nouveaux enjeux dans les années qui viennent. En effet, selon une étude récente de KPMG et de l’APDC (Association des professionnels et des directeurs comptabilité et gestion) menée auprès de 250 directeurs financiers et responsables comptables français, les métiers comptables sont actuellement confrontés à des changements liés à l’intégration continue des systèmes d’information (51 %), à la dématérialisation croissante des processus (35 %), ou encore à l’externalisation de certaines activités au sein de centre de services partagés (CSP, 11 %).
Parmi ces évolutions, ce sont surtout la généralisation des CSP et l’évolution des outils informatiques qui vont impacter les fonctions comptables, à commencer par les métiers transactionnels. Ces derniers composent encore plus de 90 % des effectifs de la profession.
«Selon le degré de maturité des entreprises en matière d’externalisation et d’automatisation des activités transactionnelles, les besoins de comptables de niveau intermédiaire devraient se réduire dans les dix ou vingt prochaines années, prévoit Christophe Eouzan, directeur comptable groupe d’Orange. La réduction des effectifs transactionnels pourrait en particulier se ressentir dans les grands groupes, où les tâches sont plus...