Distribué en grande surface, le groupe Labeyrie Fine Foods a plutôt bien résisté à la crise économique jusqu’à présent. Hormis un recours limité au chômage partiel et au report de paiement des charges sociales, le groupe n’a pas eu besoin de demander un prêt garanti par l’Etat. Malgré les recommandations du Gouvernement à fêter Noël en comité réduit, le groupe espère désormais que les Français ne modifieront pas trop leurs habitudes de consommation.
Activité : Vente de produits alimentaires
Chiffre d’affaires 2019 : 1,1 milliard d’euros dont (60 % France/40 % international) (Produits du terroir 12 % ; Crevettes 30 % ; Poissons 40 % ; Produits apéritifs 18 %)
Actionnariat : 91,25 % : Pai Partners + Lur Berri (50-50) et 8,75 % Management
6 marques : Labeyrie, Delpierre, Blini, L’atelier Blini, Père Olive, Comptoir Sushi
Implantation : Distribués dans 60 pays/19 sites industriels/4 600 collaborateurs
Comment la crise sanitaire actuelle affecte-t-elle votre activité ?
Le secteur de l’agroalimentaire en grandes surfaces a tant bien que mal résisté à la crise. Même si une part de notre activité est de proposer des produits aux restaurateurs, nos produits sont quand même majoritairement distribués dans la grande distribution qui est restée ouverte pendant les deux confinements. Le premier, en mars, a nécessité l’élaboration d’un plan d’action pour nous permettre de poursuivre sereinement notre activité. Notre priorité étant d’assurer la santé et la sécurité de nos 4 600 collaborateurs, dont 3 500 en usines, une cellule de crise, composée d’une dizaine de personnes, notamment des deux coprésidents (Jacques Trottier et moi-même), du directeur des ressources humaines du groupe, du directeur industriel… a été créée au niveau du groupe en mars dernier. Elle se réunissait tous les jours pour évaluer et mettre en œuvre notre plan de continuité d’activité, à savoir la fabrication de nos produits, leur expédition, la facturation et le recouvrement de nos factures.
La cellule a également piloté la mise en œuvre d’un protocole sanitaire très strict sur l’ensemble de nos 19 sites industriels situés en France (14 sites), au Benelux et au Royaume-Uni), comme dans nos bureaux administratifs. Les matériels de protection individuelle (gels hydroalcooliques, masques, surblouses…) ont été achetés dès le début de la crise. Le nettoyage complet et régulier de nos usines ainsi que le respect de la distanciation physique dans les vestiaires ou les salles de pause...