Face à l’accroissement de ses missions, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution prévoit cette année et l’an prochain d’augmenter sensiblement le nombre d’embauches réalisées en dehors de la voie du concours. Pour parvenir à ses fins, elle n’a pas hésité à innover dans ses techniques de recrutement, en organisant notamment le premier «jobdating» de son histoire.
«Nous faisons face à une actualité particulièrement riche.» Comme l’exprime Anne-Sophie Martenot, directrice des ressources humaines de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), les sollicitations ne manquent pas pour les équipes de l’organe en charge de superviser les banques et les assureurs. Un regain d’activité perceptible depuis plusieurs mois déjà et qui s’explique notamment par les besoins croissants liés à la surveillance des banques dans le cadre de l’Union bancaire, par l’application de la directive Solvabilité 2 mais aussi, et surtout, par le surcroît de demandes d’agréments de la part d’institutions financières provoqué par le Brexit… Afin d’y répondre dans les meilleures conditions possibles, l’ACPR s’est donc résolue à rehausser son quota en matière de recrutement. «Alors que nous avions embauché, en dehors des concours proposés chaque année par la Banque de France, une quarantaine de collaborateurs l’an dernier, nous prévoyons d’en attirer une centaine environ en 2019», explique Anne-Sophie Martenot. L’effectif actuel de l’ACPR avoisine 1 000 personnes. Mais l’ambition de la direction des ressources humaines n’est pas uniquement quantitative. «Nos missions évoluent, s’élargissent et se complexifient», poursuit Anne-Sophie Martenot. Parmi les profils les plus recherchés figurent des actuaires et des spécialistes en conformité, en audit bancaire ou encore en maîtrise des risques. «En outre, l’abondance des données transmises par les banques et les assurances nous conduit à nous appuyer sur davantage de profils ingénieurs/experts en data», ajoute Anne-Sophie Martenot.