Dans les grands groupes comme dans les ETI, les membres des directions financières sont de plus en plus amenés à parler anglais, que ce soit en interne ou avec leurs partenaires extérieurs. Afin de s’assurer du niveau de leurs collaborateurs, les entreprises testent dorénavant systématiquement la maîtrise de l’anglais dès l’entretien d’embauche.
«I am a CFO and I speak english» : plus qu’une simple tendance, la maîtrise de l’anglais est désormais devenue la norme pour bon nombre de financiers d’entreprises, et pas uniquement pour ceux qui évoluent dans des grands groupes. «En 2002, le comité financier se tenait uniquement en langue française et les critères de recrutement exigeaient plutôt une très bonne maîtrise de celle-ci, parfois avant le bagage technique ! se remémore Grégory Sanson, directeur général adjoint Finance et Developpement de Bonduelle. Désormais, nos réunions de directeurs financiers se tiennent en anglais et c’est plutôt la maîtrise de l’anglais qui est testée lors du recrutement.»
Il faut dire que l’activité française s’est considérablement internationalisée. Selon les dernières statistiques de l’Insee, les groupes français ont près de 45 200 filiales à l’étranger, les groupes étrangers concentrent 11 % des effectifs salariés français et contrôlent près de 34 000 entreprises en France, les importations et des exportations représentent 31 % du PIB français...
Une pratique quotidienne
Cette ouverture contraint donc un nombre croissant de directions financières à travailler plus fréquemment en anglais. C’est notamment le cas lorsque les financiers sont rattachés à un groupe international ou à une direction qui n’est pas francophone.
«La fréquence d’utilisation de l’anglais dépend de la nationalité du groupe et de celle de ses dirigeants, souligne Alexandra Proniewski, directrice associée chez Upward Finance. Par exemple, si...