Désormais obligatoire pour accéder à plusieurs postes financiers, la maîtrise de langues étrangères, et surtout de l’anglais, peut être améliorée grâce à des formations adaptées.
Indispensables pour plusieurs professionnels au sein des directions financières, les langues étrangères, et surtout l’anglais, sont pourtant mal maîtrisées par plusieurs d’entre eux. Tous n’ont cependant pas besoin du même niveau de langue. D’une part, le degré d’internationalisation de l’entreprise joue sur les compétences linguistiques attendues.
«Si un directeur financier d’une structure qui n’est pratiquement pas présente à l’étranger n’a besoin que des rudiments du vocabulaire financier, celui au sein d’un groupe ayant des filiales étrangères devra atteindre a minima le niveau C1 du Cadre européen commun de référence (CECR) pour travailler efficacement en anglais, observe Sana Ronda, membre du bureau et présidente de la commission Langues de la Fédération de la formation professionnelle (FFP) ainsi que présidente de Linguaphone. D’autre part, le métier exercé par le collaborateur a également une influence sur le degré d’aptitude exigé. «Les services comptables interagissent en général moins avec les partenaires étrangers et n’ont pas besoin d’un niveau d’anglais parlé particulièrement élevé, poursuit Sana Ronda. En revanche, ils doivent être capables de comprendre l’anglais écrit et de bien le rédiger (relances, demande de documents…), un niveau B1 est exigé. A l’inverse, d’autres fonctions, telles que celles des contrôleurs de gestion ou encore de trésoriers, doivent aussi savoir le parler. Pour eux, le niveau minimum requis est le B2, le niveau exigé pour obtenir un diplôme d’école de commerce ou d’ingénieurs.»