Considéré comme une pépinière de talents, l’audit interne connaît une hausse récente de ses niveaux de recrutement. Habituellement réservée aux candidats issus de cabinets externes, cette fonction s’ouvre à des profils plus divers, et notamment internationaux.
Dans un environnement économique encore incertain, les grands groupes internationaux sont plus que jamais attirés par les métiers du contrôle des risques. Les cabinets d’audit externe forment ainsi un réservoir de candidats pour les entreprises à la recherche d’auditeurs internes. Une situation d’abord propice aux collaborateurs juniors, les plus recherchés.«Les entreprises demandent en priorité des auditeurs externes avec trois à cinq ans de cabinet, afin de renouveler leurs effectifs», décrit Marina Baillon, directrice associée chez Robert Walters. Mais les profils plus expérimentés sont également convoités.
Les postes nécessitant d’une certaine ancienneté en audit interne en entreprise, idéalement dans un secteur d’activité identique, s’avèrent particulièrement délicats à pourvoir. «Les profils de près d’une dizaine d’années d’expérience sont plus rares, explique Johann Van Nieuwenhuyse, directeur senior chez Michael Page. En audit, les déplacements peuvent représenter jusqu’à la moitié du temps de travail. À partir d’un certain âge, les candidats sont donc moins nombreux à accepter ces sacrifices difficilement conciliables avec une vie de famille.»Certains secteurs d’activité requièrent en outre des compétences particulières.
«Des groupes industriels comme Saint-Gobain, Valeo ou Air Liquide recherchent des auditeurs internes dotés d’une forte culture technique, poursuit le recruteur. Cette exigence implique soit une formation d’ingénieur, soit une première expérience...