Entamant leur processus budgétaire pour l’exercice 2016, les directeurs financiers interrogés par Option Finance se montrent dans l’ensemble à la fois confiants à court terme et prudents à moyen terme.
En effet, si les perspectives s’annoncent relativement positives en raison de carnets de commandes souvent bien remplis, les motifs de préoccupation ou de vigilance restent importants en cette rentrée. Sur les marchés financiers, la forte volatilité des devises et des prix des matières premières, pétrole en tête, tend à compliquer la détermination des projections budgétaires. Surtout, elle amène des responsables financiers à revoir leur stratégie de couverture des risques. Pour les groupes présents à l’international, le ralentissement économique qui touche les pays émergents, principalement la Chine, la Russie et le Brésil, commence également à se faire ressentir sur leur niveau d’activité dans ces économies. S’agissant des pays avancés, la reprise est en revanche perceptible dans plusieurs d’entre eux, sauf… en France, où un véritable rebond de la croissance tarde encore à se matérialiser !
Dans ce contexte, la plupart des sociétés prévoient d’accroître leurs investissements dans les prochains mois, ce qui passera également par la réalisation d’acquisitions tant en France qu’à l’étranger. A ce titre, les mesures fiscales destinées à relancer l’investissement, comme le «sur-amortissement», sont accueillies favorablement. Pour autant, les entreprises insistent sur le fait que les principaux moteurs de l’investissement demeurent le niveau de la demande et l’état de leur compétitivité. Or, sur ce dernier point, le renchérissement récent des impôts locaux notamment est perçu comme un obstacle.